Une conversion pastorale globale

Échos des échanges en EAP sur l’avenir de la paroisse.

Nous constatons l’appauvrissement de notre culture, le relativisme du religieux, la perte des repères fondamentaux, le refus de Dieu, l’inquiétude sur l’avenir. Tous ces éléments ont entraîné une certaine fragilisation de la vie chrétienne, une évangélisation peu ardente, une spiritualité individualiste et un relativisme de l’éthique. Il est légitime d’avoir des doutes et des craintes sur l’avenir de l’Église et de notre société. Or, la peur n’est pas la voie du disciple.

Il faut alors avoir le courage de se poser les bonnes questions

De quelle manière sommes-nous un repère pour notre famille, nos amis et nos voisins ? Si nous ne le sommes pas : que faire ? L’histoire récente de l’Église, du moins en France, s’illustre surtout par une attitude de retrait et d’enfouissement. Dans cette perspective, il a été difcile de maintenir l’enjeu de l’évangélisation, difcile de défnir des objectifs et de se donner les moyens adéquats. Or, nous avons tellement attendu que notre situation est maintenant celle d’une urgence : redécouvrir une action pastorale enracinée dans l’annonce missionnaire. En même temps, trop de personnes ont quitté l’Église parce que nous catholiques, nous ne manifestons pas sufsamment ce que nous portons dans notre cœur. Trop de personnes ressentent une solitude au sein même de la communauté chrétienne. Et encore trop de personnes n’ont pas trouvé un chrétien qui les accompagne vers le Christ.

Alors…

Que proposons-nous vraiment pour animer la communauté ? Quelle énergie mettons-nous dans l’évangélisation ? Quelles perspectives devons-nous changer pour que nous devenions crédibles ? Après deux millénaires, la fécondité de la Parole conserve toute sa vitalité. Pour cette raison, face à la sécularisation, nous avons le devoir de laisser agir cette Parole en nous et dans le monde. En ce sens, l’enseignement évangélique de Jésus s’appuie sur les paraboles concernant la germination des graines. Jésus a expliqué à ses disciples qu’ils sont le sel de la terre et la lumière. Il dépend donc de nous d’accepter de porter du fruit : une fécondité qui se voit, qui s’entend, qui se montre. Aujourd’hui, nous devons saisir cette croissance de la grâce qui se manifeste dans la rencontre avec le Christ, dans l’expression liturgique, l’ouverture à toutes les cultures, le souci de la nouvelle évangélisation. Plus récemment nous avons été invités à réaliser pleinement notre vocation de disciple en devenant des disciples missionnaires.

En bref, nos fonctionnements paroissiaux deviennent progressivement obsolètes, l’époque de la « maintenance » pastorale a atteint ses limites.

Une seule voie s’impose: LA RENOVATION MISSIONNAIRE

Si la décroissance du christianisme est certes une épreuve pour l’Église, elle est une chance pour l’Évangile.

LE DENIER

Aimer son église c’est aussi l’aider à vivre.

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