La transformation Missionnaire de notre paroisse

EROSION DES EFFECTIFS DE FIDÈLES PRATIQUANTS, CHUTE DES BAPTÊMES, STÉRILITÉ DES GROUPES APOSTOLIQUES: NOUS AVONS CONSCIENCE QUE NOS PAROISSES ONT UN PROBLÈME DE CROISSANCE.

La paroisse appelée à être une Église « en sortie »/« en partance » : Abram accepta l’appel à partir vers une terre nouvelle (cf. Gn 12,1-3). Moïse écouta l’appel de Dieu : « Va, je t’envoie » (Ex 3,10) et fit sortir le peuple vers la terre promise (cf. Ex 3,17). À Jérémie il dit : « Vers tous ceux à qui je t’enverrai, tu iras » (Jr 1,7). Aujourd’hui, dans cet ” allez ” de Jésus, sont présents les scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission évangélisatrice de l’Église, et nous sommes tous appelés à cette nouvelle “sortie” missionnaire. Tout chrétien et toute communauté discernera quel est le chemin de conversion que le Seigneur demande. La joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire.

Les membres de l’EAP qui ont participé au Congrès Mission à Paris en ont fait l’expérience, eux qui reviennent de la mission pleins de joie. La parole a en soi un potentiel que nous ne pouvons pas prévoir. L’Évangile parle d’une semence qui, une fois semée, croît d’elle-même, y compris quand l’agriculteur dort (cf. Mc 4,26-29). L’Église doit accepter cette liberté insaisissable de la Parole, qui est efficace, à sa manière, et sous des formes très diverses, telles qu’en nous échappant elle dépasse souvent nos prévisions et bouleverse nos schémas.

L’Église « en sortie » est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient. La communauté évangélisatrice expérimente que le Seigneur a pris l’initiative, il l’a précédée dans l’amour (cf. 1 Jn 4,10), et elle se porte à la rencontre de ceux qui sont loin.

La communauté évangélisatrice, par ses œuvres et ses gestes, raccourcit les distances, s’abaisse jusqu’à l’humiliation si c’est nécessaire, et assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans l’humanité. Elle connaît les longues attentes et la patience apostolique. L’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie, laquelle est aussi célébration de l’activité évangélisatrice et source d’une impulsion renouvelée à se donner.

Pour une Pastorale en conversion : le concile Vatican II a présenté la conversion ecclésiale comme l’ouverture à une réforme permanente de soi par fidélité à Jésus-Christ . L’Église au cours de son pèlerinage, est appelée par le Christ à cette réforme permanente dont elle a perpétuellement besoin en tant qu’institution humaine et terrestre ». On ne peut différer ce renouveau ecclésial, nous sommes en situation d’urgence. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en attitude de réponse positive à tous ceux auxquels Jésus offre son amitié. La paroisse a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté. Elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment et continuer à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ». La paroisse est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire. Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné de fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation. La pastorale en terme missionnaire exige d’abandonner le confortable critère pastoral du “on a toujours fait ainsi”. Soyons audacieux et créatifs dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de notre paroisse. Regardons dans les yeux et écoutons, celui qui est resté sur le bord de la route ; dans la manière du père du fils prodigue, qui laisse les portes ouvertes pour qu’il puisse entrer sans difficultés quand il reviendra. En cette année de l’Esprit Saint, allons en avant…!

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