« Le chapelet est l’arme avec laquelle on met en déroute le démon et on obtient toutes les grâces »

Qui est le diable pour l’Église catholique ?

Le pape François a invité les fidèles du monde entier à prier chaque jour le rosaire en octobre, afin de « protéger l’Église contre le diable ». Mais qui est le diable ?

Le diable, ou Satan dans la Bible, c’est l’accusateur (maachim, en hébreu ; diabolos, en grec). Celui qui, dans un tribunal, demande la peine la plus lourde. C’est aussi l’adversaire, celui qui tire l’homme vers le mal. Dans les Évangiles, il prend une dimension dramatique en devenant l’adversaire qui cherche à faire tomber Jésus ou qui tente de s’opposer à lui. Par la suite, le terme désigne le diviseur, l’incarnation du mal, celui qui veut couper l’homme de Dieu. Les Écritures et la Tradition de l’Église le présentent comme un « ange déchu » : un être spirituel et non corporel, personnel, immortel, doté d’intelligence et de volonté. Un ange déchu parce qu’il a, par un libre choix, refusé Dieu et son règne. Mais le diable n’est en aucun cas un dieu du mal qui coexisterait à côté d’un dieu du bien. Le Serpent de la Genèse (Gn 3), avec lequel l’homme est aux prises, est et reste une créature de Dieu, qui ne peut empêcher l’édification de son règne. L’existence de l’ange diabolos fait partie des vérités de foi enseignées par l’Église. Au VIe siècle, le concile de Braga a condamné ceux qui refusaient de croire aux démons comme à des anges déchus. En 1215, Latran IV a affirmé que le diable est devenu mauvais par un choix personnel. Au XVIe siècle, le concile de Trente a rappelé que c’est le démon qui a entraîné l’homme à commettre le péché. Si le diable est une créature, il n’est pas une personne. « Car qui dit personne, dit relations et amour, explique le jésuite Guy Lepoutre. Or, il n’y a plus aucun amour dans celui qui est refus en tout son être. » Ce serait plutôt un personnage, des forces personnelles qui ne sont que destruction, haine, mais qui, avec ténacité et intelligence perverse, veulent tourmenter, tromper et égarer… La créature spirituelle du diable n’est plus que refus orgueilleux et révolte contre son créateur. Tel un forcené sournois et manipulateur, il fait de l’esbroufe. Il « singe Dieu », et revendique d’être « prince de ce monde ». Cette créature spirituelle devient un parasite envahissant qui exerce son emprise dans le monde matériel, dès lors qu’on lui donne accès, qu’on lui ouvre les portes, ou pire, qu’on l’appelle. De luimême, il a la possibilité de venir rôder et travailler dans le monde des corps et aussi dans les réalités psychiques, dans l’imaginaire ou l’inconscient, mais en principe, il ne peut pénétrer dans l’esprit et le cœur humain, créés à l’image et ressemblance de Dieu. De fait, la vie spirituelle a toujours été représentée comme un combat. Cultures et époques marquent ce combat de leur particularité : saint Antoine du désert face à des masques grimaçants, saint Benoît face à un diablotin aux pieds fourchus, le curé d’Ars confronté à des esprits frappeurs… Sans oublier l’archange Michel qui ferraille aux cieux avec les armées démoniaques. Il faut savoir débusquer les « pensées du mauvais » Il faut prendre au sérieux les textes de l’Écriture qui parlent du combat contre Satan, comme d’ « un dur combat contre les puissances des ténèbres qui passe à travers toute l’histoire humaine » et qui rappellent que « Dieu a promis la victoire sur le serpent », que « le Christ a brisé le pouvoir du malin », que « les démons sont expulsés par le Christ ».

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