« On prend bien des bains de soleil, pourquoi ne prendrait-on pas des bains de prière ! » Camille Claudel (sculpteur)

Pourquoi ne pas profiter de ce temps de vacances, de repos estival, de ce temps de rupture pour nous arrêter dans une communauté monastique?

A toute époque, les hommes et les femmes qui ont consacré leur vie à Dieu dans la prière — comme les moines et les moniales — ont établi leurs communautés dans des lieux particulièrement beaux, dans les campagnes, sur les collines, dans les vallées entre les montagnes, au bord des lacs ou de la mer, voire sur de petites îles. Ces lieux unissent deux éléments très importants pour la vie contemplative: – la beauté de la création, qui renvoie à celle du Créateur – le silence, garanti par l’éloignement des villes et des grandes voies de communication.

Le silence est le cadre qui favorise le mieux le recueillement, l’écoute de Dieu, la méditation. Déjà, le fait même de goûter le silence, de se laisser, pour ainsi dire, «emplir» par le silence, nous prédispose à la prière. Le grand prophète Elie, sur le mont Horeb , c’est-à-dire le Sinaï assista à un tourbillon de vent, puis à un tremblement de terre, et enfin à des éclairs de feux, mais il ne reconnut pas en eux la voix de Dieu; il la reconnut en revanche dans une brise légère (cf. 1 R 19, 11-13). Dieu parle dans le silence, mais il faut savoir l’écouter.

Le monde est constellé de ces oasis de l’esprit, certaines très anciennes, particulièrement en Europe, d’autres restaurées par de nouvelles communautés. En regardant les choses dans une optique spirituelle, ces lieux de l’esprit sont une structure portante du monde! Et ce n’est pas par hasard qu’un grand nombre de personnes, en particulier dans les périodes de repos visitent ces lieux et s’y arrêtent pour quelques jours: l’âme aussi, grâce à Dieu, a ses exigences !

C’est pourquoi les monastères sont des oasis où Dieu parle à l’humanité; et on trouve en leur sein le cloître, lieu symbolique, parce que c’est un espace fermé, mais ouvert vers le ciel.

Le 11 Août, nous fêterons sainte Claire d’Assise. Une de ces «oasis» de l’esprit, le petit monastère des clarisses de Cimiez, situé juste en dessous de la ville de Nice peut accueillir des pèlerins d’un jour. Elles s’appellent les «Sœurs pauvres», et leur «forme de vie» est la même que celle des frères mineurs: «Observer le saint Evangile de notre Seigneur Jésus Christ» (Règle de Sainte Claire, I, 2), en conservant l’union dans la charité mutuelle (cf. ibid., X, 7) et en observant en particulier la pauvreté et l’humilité vécues par Jésus et par sa Très Sainte Mère (cf. ibid., XII, 13).

Dans le diocèse, il y a aussi le couvent des carmélites de Carros et l’abbaye cistercienne de Castagniers, sans oublier l’abbaye St Honorat de Lérins. Le silence et la beauté des lieux où vivent ces communautés monastiques, beauté simple et austère, constituent comme un reflet de l’harmonie spirituelle que ces communautés elles-mêmes tentent de réaliser.

LE DENIER

Aimer son église c’est aussi l’aider à vivre.

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